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QQuijote 21 - Création 2006
 
 

Dans cette pièce Erika La Quica « rentre en bataille, rude et inégale bataille », contre ces moulins à vent immobiles et indifférents installés dans une pensée monolithique univoque.
Enfin après une danse tourmentée, elle conclus ce solo avec l’épure du flamenco : rappel de l’essentiel, hommage à deux grands chercheurs de l’esthétique flamenca : Vicente Escudero et Antonio Gades… Puiser dans sa mémoire pour trouver la sérénité… Reprendre ces gestes fondamentaux qui nous érigent et nous permettent d’avancer.

Don Quichotte a cette foi absolument déraisonnable aux yeux de tous, et pourtant convaincu de son bien fondé, qui le pousse à se battre pour elle. Il partait en guerre armé de valeurs chevaleresques, de grandeur d’âme ; et dans son époque corrompue, elles apparaissaient grandiloquentes et absurdes.
Quant à moi, je puise ma force dans mon intégrité, apparente folie pour tous ceux qui se désintéressent des valeurs que je défends.

Mon combat est celui d’un art que j’entends comme grand et noble. Une pensée qui prend en considération la mémoire et qui est mû à la fois par une énergie créatrice constante. La possibilité de s’appuyer sur d’autres cultures pour développer un regard sur la vie ample et aux contours indéfinis. Affiner ses sens : l’ouïe, le regard, l’émotion… et en traversant une esthétique, chercher l’âme qui la conduit et l’ennoblie. Car « l’esthétique (du grec Aisthêtikos, de aisthanesthai « sentir »), est la science du sentiment » (Maurras)

Le Flamenco

Je livre un combat perdu d’avance, et pourtant, que je ne peux éviter sans risquer de me perdre, contre les préjugés qui associent tradition et immobilisme passéiste , contre une image erronée dégradant la naturelle sensualité émanant de cette danse.
Souffrant des idées reçues et de celles que l’on veut m’imposer je confesse : « yo no puedo hacer eso, yo no puedo ser esa »
C’est alors que je « rentre en bataille, rude et inégale bataille », contre ces moulins à vent immobiles et indifférents installés dans une pensée monolithique univoque.

Enfin après une danse tourmentée, je conclus ce solo avec l’épure du flamenco : rappel de l’essentiel, hommage à deux grands chercheurs de l’esthétique flamenca : Vicente Escudero et Antonio Gades… Puiser dans sa mémoire pour trouver la sérénité… Reprendre ces gestes fondamentaux qui nous érigent et nous permettent d’avancer.

« La tentation de l’exotisme, la part non négligeable d’un fond colonialisme « nouvelle forme »…laissons à l’artiste, l’opportunité de s’affranchir s’il le souhaite d’une ancestralité restrictive, et d’être porteur d’une histoire artistique en devenir. Gardons nous d’une nostalgie qui laisserait dans l’ombre l’évolution musicale et chorégraphique » (Jean-Claude Lemenuel Ethnomusicologue)

 


 
 

 

 

 
 
 
     
 

Interprète, chorégraphe : Erika La Quica
Mise en scène, création lumière, scénographie : Gilles Baron
Régisseur son : Fabien Tastet
Musiques : divers
Costumes : divers

« La tentation de l’exotisme, la part non négligeable d’un fond colonialisme « nouvelle forme »…laissons à l’artiste, l’opportunité de s’affranchir s’il

le souhaite d’une ancestralité restrictive, et d’être porteur d’une histoire artistique en devenir. Gardons nous d’une nostalgie qui laisserait dans l’ombre l’évolution musicale et chorégraphique » (Jean-Claude Lemenuel Ethnomusicologue)

 

 

 

 

www.erikalaquica.com